Les réflexes primitifs ou archaïques

Les réflexes sont des réponses motrices inconscientes ou involontaires provoquées par une stimulation sensitive ou sensorielle.
Leur rôle dans notre vie de tous les jours, en particulier dans les apprentissages, est essentiel même si nous n’avons pas conscience de leur action.
Les réflexes primitifs sont indispensables  d’abord au foetus puis au nouveau-né dans les premiers temps après la naissance.
Les plus connus sont le réflexe de succion et le réflexe d’agrippement palmaire (réflexe du nourrisson qui referme la main sur tout objet à sa portée).
Ces réflexes sont destinés à disparaître et à laisser progressivement place aux réflexes posturaux.
S’ils les réflexes archaïques restent actifs trop longtemps, les mouvements volontaires ne peuvent pas se mettre en place. Par exemple, l’enfant continue à sucer son pouce et ne peut s’en empêcher, ou il agrippe son crayon plus qu’il ne le tient.
Non seulement ces réflexes sont devenus inutiles, mais ils créent des difficultés : scolaires, émotionnelles, comportementales, posturales, et aussi hyperactivité, inattention, hypersensibilité …

Comment remédier aux répercussions de réflexes restés actifs ?
L’Intégration Motrice Primordiale
permet d’identifier les réflexes non-intégrés et de les intégrer à l’aide de mouvements et de stimulations sensorielles,
simples et aisés à pratiquer.
Ces techniques vont réactiver les étapes du développement de l’enfant, lors de la vie foetale, au moment de la naissance et durant sa première année de vie.
Cette réintégration des réflexes permet ensuite de bénéficier de son plein potentiel et ainsi de faire face aux différents défis que  la vie nous présente.

Les séances d’IMP consistent
– à effectuer un bilan des réflexes
– à pratiquer une stimulation du premier réflexe choisi suite au bilan
– à vous montrer les exercices simples à pratiquer à la maison pendant environ 5 à 6 semaines (quelques minutes par jour).

Quelques réflexes

LE REFLEXE DE MORO
Quand sa tête part en arrière il ouvre ses bras et ses jambes puis se referme dans un second temps (« embrassement »).
C’est un mécanisme de protection
Si le réflexe reste actif : l’enfant peut souffrir
– d’hypersensibilité sensorielle : bruits, lumière, vêtements qui grattent, et l’enfant peut se sentir très souvent agressé. Son comportement peut passer rapidement du repli à l’agitation
– d’hypersensibilité émotionnelle : ses capacités d’adaptation sont faibles, il est susceptible et souvent tendu a la colère et les larmes faciles ainsi que des sautes d’humeur
– d’hyperactivité
– de difficultés de concentration car son système nerveux est vite surchargé.
– d’anxiété
La bonne intégration du réflexe de Moro participe à l’installation de la confiance en soi, à l’équilibre émotionnel, aux capacités d’adaptation.

LE REFLEXE  TONIQUE ASYMETRIQUE DU COU : le réflexe de l’apprentissage
Le bébé est posé sur le dos ; quand il tourne la tête d’un côté, le bras et la jambe de ce côté s’allongent tandis que le bras et la jambe opposés se plient. Le bébé est en position d’escrimeur.
Si le réflexe reste actif :
– quand l’enfant tourne la tête d’un côté, son bras part et donne un coup à son voisin.  Il ne le fait donc pas exprès, mais personne ne le croit.
– il est maladroit, avec les mains ou les pieds, difficultés en sport
– il a une mauvaise posture
– il peut avoir des soucis en lecture, écriture, calcul, orthographe (troubles DYS)
– il a des difficultés pour copier un texte au tableau
– il a besoin d’aide pour s’habiller : boutons, chaussettes, lacets
– il peut manifester des troubles du comportement, des  troubles du déficit de l’attention avec ou sans  hyperactivité (TDA/H)

LE REFLEXE TONIQUE LABYRINTHIQUE est à la base de l’acquisition du sens de l’équilibre.
Si le réflexe reste actif :
– l’enfant a des difficultés à se repérer dans l’espace et même dans certains apprentissages comme les mathématiques ou la lecture.
– il a besoin de bouger, ses gestes sont maladroits

– sa posture affaissée ou voûtée engendre de la tension et de la fatigue.
– il s’assoit par terre avec les jambes en W, les pieds de chaque côté fesses
– il s’assoit sur une chaise avec les jambes sous son corps ou enroulées autour de la chaise
– il a souvent le mal des transports
– il tend à marcher sur les orteils

LE REFLEXE TONIQUE  SYMETRIQUE DU COU aide le bébé à trouver le bon équilibre et à se tenir à 4 pattes. Quand le bébé marche à 4 pattes, ce réflexe n’est plus actif. Cette étape est donc importante dans son développement.
Si le réflexe reste actif :
– un enfant ne PEUT pas rester assis immobile sur une chaise. Il est obligé de changer de position pour détendre les tensions musculaires, voire des maux de dos, provoqués par ce réflexe.
– il est penché sur sa feuille à l’écrit
– il s’assoit sur une chaise avec les jambes sous son corps ou enroulées autour de la chaise
– il s’assoit par terre avec les jambes en W, les pieds de chaque côté fesses
–  il peut avoir des problèmes de coordination entre le haut et le bas du corps, entre les mouvements des bras et des jambes, pour nager ou sauter à la corde par exemple
– il a des difficultés en lecture et en écriture
– il a des problèmes de concentration

LE REFLEXE DE GALANT aide le foetus à se tourner tête en bas et aussi au moment de la naissance.
Si le réflexe reste actif :
– l’enfant peut manifester de l’agitation, un grand besoin de bouger, de l’hyperactivité
– il a souvent des problèmes de concentration , un déficit d’attention
– il peut avoir des problèmes d’énurésie
– il est gêné par les vêtements serrés, les ceintures, les étiquettes
– il a des difficultés à bien coordonner ses mouvements et donc en sport
– il est sujet à la fatigue
– il peut voir des problèmes de dos (scoliose)