PRESENTATION  GENERALE DES REFLEXES PRIMITIFS

   « Il est essentiel que pour notre nouvelle éducation,
    le développement mental soit relié au mouvement et en dépende.
    
Sans le mouvement, il n’y a ni progrès, ni santé mentale. »
Maria Montessori

Que sont les réflexes primitifs
ou archaïques
 ?  Quel est leur rôle ?

Les réflexes primitifs sont des mouvements involontaires qui se mettent en place pendant la vie intra-utérine, au moment de la naissance et pendant la première année de vie. Ils sont indispensables d’abord au foetus puis au nouveau-né et dans la première année de vie.
Ils sont à la base de la mise en place des mouvements volontaires et des processus d’apprentissage.

Les plus connus sont le réflexe de succion et le réflexe d’agrippement palmaire (du nourrisson qui referme la main sur tout objet à sa portée).

Beaucoup de ces réflexes sont testés à la naissance, puis on ne s’en occupe plus !

Or, nombre de ces réflexes archaïques doivent être actifs seulement pour une durée limitée.
Si un réflexe reste actif trop longtemps l’enfant ne peut empêcher le réflexe de se manifester.
Par exemple, l’enfant continue à sucer son pouce et ne peut s’en empêcher, ou il agrippe son crayon plus qu’il ne le tient.

Non seulement ces réflexes primitifs sont devenus inutiles, mais ils parasitent le développement
et génèrent des troubles

physiques : mauvaises postures, maladresse, hyperactivité
émotionnels : hypersensibilité, manque de confiance en soi, difficulté à faire des choix
cognitifs : difficultés d’apprentissage, déficit de l’attention, problèmes de concentration.
On doit fournir plus d’efforts, ce qui entraîne perte d’énergie, fatigue, énervement en fin de journée.

Un enchaînement programmé des réflexes

À la naissance, toutes les parties du cerveau sont présentes mais ne fonctionnent pas encore complètement.
C’est grâce aux réflexes que les circuits nerveux vont se développer pour permettre au cerveau d’arriver à sa pleine maturité, à 25 ans seulement.
Juste après la naissance, une chaîne de réflexes s’active, qui sont essentiels à la survie du bébé : reptation vers le sein, succion, etc.
L’allaitement joue un rôle dans le bon développement de ces réflexes.
Il s’agit d’un enchaînement chronologique de réflexes qui, une fois intégrés, permettent à d’autres réflexes d’émerger.
Comme ces réflexes sont reliés entre eux, la bonne nouvelle, c’est qu’en travaillant sur un réflexe, souvent d’autres réflexes s’intègrent du même coup !

Réflexes primitifs et apprentissage

80 % des enfants en échec scolaire ont des réflexes mal intégrés et pour la plupart ont des problèmes de latéralité qui entravent leurs capacités de lecture, d’écriture et de concentration.
De nombreux réflexes archaïques, tels que le
réflexe tonique labyrinthique ou le réflexe tonique asymétrique du cou, ont pour rôle de mettre en place la latéralisation.

Les causes du manque d’intégration

Il peut arriver que les réflexes ne se mettent pas en place comme ils le devraient à cause de chocs physiques ou psychologiques liés à la grossesse, l’alimentation de la femme enceinte.
Si elle a des périodes prolongées de repos au lit, le foetus ne reçoit pas la stimulation nécessaire pour ses propres mouvements.
Si elle est très
stressée ce stress sera transmis au bébé.

Traumatisme de la naissance :
durée, cordon autour du cou, forceps, ventouse,
accouchement en siège,
déclenché, péridurale, ocytocine de synthèse, césarienne, couveuse, les réflexes qui sont importants dans ce processus ne peuvent pas faire leur travail et leur intégration devient difficile.

Si pas d’allaitement ou sevrage prématuré.

Manque de mouvement propre à la petite enfance : poussettes, sièges auto, cosys, transats, baby-relax, youpalas, trotteurs, marcheurs, sauteurs suspendus, cavaliers, parcs, balançoires, chaussures trop tôt,
la télévision, les tablettes ou mobiles, car tous entravent
le besoin de
s nourrissons de bouger et de se déplacer.

Si le bébé ne bouge pas assez, son cervelet ne pourra transmettre au cortex les connexions neuronales avec les différentes aires du cerveau.

Laissez les bébés bouger naturellement, à leur rythme !

Conseils généraux

– Un allaitement exclusif au sein pendant les 6 premiers mois (recommandé par l’OMS).

Porter le bébé en écharpe de portage.

Le poser au sol pour favoriser le retournement dos-ventre-dos.

Jouer en trois dimensions, manipuler et développer ses sens : le bébé doit explorer son environnement, avec des sensations tactiles.

– Pas d’ECRANS ! Pas de jeux électroniques. Les bébés ont besoin de communication, d’interaction sociale avec un autre être humain.

LAISSER LE BEBE LIBRE DE SES MOUVEMENTS : sans l’empêcher ni l’aider.
  
Sinon cela perturbe ses cycles naturels de mouvement et de temps.
  
Permettre de faire l’effort nécessaire pour organiser ses mouvements et passer par toutes les étapes du développement.

– Donner aux enfants du temps pour le jeu libre, spontané, sans compétition, laissant leur imagination fonctionner
– Les faire jouer dehors, dans la Nature, avec des interactions entre leur corps et leur environnement, contact avec le monde réel, tridimensionnel : les laisser courir, grimper, nager…
– Les enfants ont besoin de
mouvement physique pour être capables de se concentrer et de comprendre. Les élèves qui marchent pour venir à l’école auraient de meilleurs résultats scolaires que leurs camarades.
– Leur éviter un
stress incessant : scolarité, compétition, répondre aux exigences des parents et adultes et même trop d’activités extra-scolaires.

Comment remédier aux répercussions de réflexes restés actifs, ?

Heureusement, diverses techniques permettent de remédier à la persistance des réflexes primitifs chez l’enfant et même à l’âge adulte.
L’Intégration Motrice Primordiale créée en 2011 par le Français Paul Landon, est une synthèse de différentes approches existantes.
L’IMP, permet d’identifier les réflexes rémanents et de les intégrer à l’aide de mouvements et de stimulations sensorielles, simples et aisés à pratiquer.
Ces techniques vont réactiver les étapes du développement de l’enfant, lors de la vie foetale, au moment de la naissance et durant sa première année de vie.
Cette réintégration des réflexes permet ensuite de bénéficier de son plein potentiel et ainsi de faire face aux différents défis que  la vie nous présente.
L’utilisation des techniques d’IMP a des effets visibles sur les sphères
physique: posture – coordination – détente
émotionnelle : confiance en soi – gestion du stress – organisation
cognitive : apprentissage – mémoire – concentration – pensée – créativité.

Les séances d’IMP consistent (après 2 questionnaires spécialisés à remplir par les parents)
– à effectuer un bilan des réflexes
– à pratiquer une stimulation du premier réflexe choisi suite au bilan
– à vous montrer les exercices simples à pratiquer à la maison pendant environ 5 à 6 semaines             (quelques minutes par jour)
On peut reprogrammer une séance au bout de 5 à 6 semaines si nécessaire pour intégrer d’autres réflexes.

Séances dans l’Eure : appelez-moi au 02 32 60 39 65 
evelyne.guinouard@orange.fr